Payer son psy

La place de l’argent en psychanalyse :

Freud associe l’argent au stade anal qui est une phase du développement psychoaffectif de l’enfant. Ce stade va déterminer son rapport à l’argent à l’âge adulte.

Le “boudin fécal”, détachable du corps de l’enfant est sa première monnaie d’échange. (faire plaisir à sa mère, à l’endroit prévu à cet effet, dans un temps raisonnable) et en la retenant (rétention/avarice), il se protège du danger fantasmé d’être vidé de sa substance.

L’argent, instrument d’échange et de communication deviendra le moyen de gérer, de passer contrat, d’échanger avec l’autre différent .

En acceptant le prix fixe (non négociable) d’un objet ou d’une prestation, on accepte aussi que les autres ne soient pas régis par nos propres désirs.

Psychothérapie enfant Nice

L’acte de payer :

Pourquoi payer un psychologue quand je peux parler gratuitement à un ami ? Hormis le fait que “tout travail mérite salaire”, quelle est la composante thérapeutique du paiement du côté du patient ?

L’acte de payer directement son psychologue psychothérapeute est inscrit dans la démarche spécifique de se prendre en charge, c’est un acte thérapeutique.

Le coût des séances de psychothérapie est établi en fonction des compétences et de l’expérience du thérapeute.

C’est se positionner dans un désir personnel d’évolution, dans un devoir de vouloir changer les choses POUR soi et PAR soi.

Le paiement du patient : est-­ce que je le vaux bien ?

Pour un patient financièrement indépendant, chaque consultation lui “coûte” des efforts.

Est-­ce que mon “mieux être” le vaut bien ? Et par extension, est-­ce que je le vaux bien ?

Ce paiement direct au praticien permet au patient de ne pas être redevable de quelque chose envers son psychologue.

Il sera de ce fait moins tenté de le considérer comme un être charitable ou aimant et de se considérer comme un “assisté” (relation mère/enfant).

L’argent : un accord moral

Un accord est engagé entre le psychothérapeute et son patient sur le travail à accomplir, les dates et les heures. En échange d’honoraires, le thérapeute va aider son patient à un “mieux être” par lui-­même et pour lui-même.

Cette demande de paiement “favorise” le travail personnel des patients pour acquérir un bien être psychique pérenne. Elle devient un acte évident de respect envers les usagers et vécue comme telle par ces derniers.

Payer son psychologue clinicien thérapeute permet au patient de se confronter à ses propres responsabilités afin d’apprendre à les assumer comme un citoyen adulte dans la société.

Payer son psy ”, c’est mettre à l’épreuve son désir et sa motivation pour un “mieux être”.

Ces points fondamentaux du processus thérapeutique sont générateurs d’un renforcement positif chez le patient, du respect qu’il a de sa personne, de sa parole, de ses actes, et de tendre ainsi à une maturité psychologique d’adulte sain et équilibré.

Payer sa psychothérapie constitue une prise de responsabilité du sujet, c’est un acte réel d’indépendance.

C’est le levier qui permet une évolution plus sûre. Le patient gagne grandement en autonomie. Le travail psychique qui se met en route l’aide à se sentir responsable de ce qui se passe en lui et permet ainsi, semaine après semaine, de retrouver une liberté de penser.

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